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Restauration de la tour au ventre du château de Bressuire

L’année 2013 a été marquée par l’effondrement de la tour au ventre dans la partie Nord-Est des remparts du château. Cette tour constituait l’urgence n°1 définie par l’étude du Cabinet Niguès, architecte du patrimoine, missionné par la Ville de Bressuire pour réaliser un diagnostic complet sur l’état des remparts du château. Depuis, en accord avec les services de l’Etat (DRAC), la Ville de Bressuire a confié sa restauration à l’entreprise BatiSèvre de Saint-Amand-sur-Sèvre.

Auparavant, des fouilles archéologiques ont été menées sur la tour elle-même et sur le cône d’effondrement qui ont permis de faire des découvertes intéressantes (poterie du XVème siècle notamment). Depuis maintenant quelques semaines, l’entreprise BATISEVRE, de Saint-Amand-sur-Sèvre, restaure une partie du rempart du château. La première tranche de travaux a consisté à remonter la tour au ventre. Cette tour pleine était surmontée d’une petite salle de guet. L’examen attentif des pierres a permis de retrouver celles qui encadraient les archères et ainsi de les remonter à l’identique. Une petite salle de guet, contigüe à la première, a été également restaurée. Le sommet des murs a été recouvert d’une bâche spéciale afin de préserver les murs des infiltrations d’eau. Les quelques pierres qui reposent sur cette protection ne sont là que pour la maintenir en place.

L’examen de la construction montre que la tour au ventre, comme d’autres, a été construite après les murs ; elle a été plaquée sur la courtine, les pierres de la tour n’étant pas harpées à cette dernière.

La deuxième tranche de travaux correspond à la consolidation de l’angle du mur dans le prolongement de la tour au ventre. Là, sur les conseils de la DRAC et des archéologues, la tour d’angle ne sera pas remontée. Le déblaiement de la base a permis de voir qu’elle reposait directement sur le rocher qui a servi de socle à la construction. Débarrassé des végétaux, les restes du mur seront consolidés par un mortier. Enfin, le nettoyage de la végétation a permis de découvrir, sur le mur intérieur de l’enceinte, un modillon utilisé comme pierre de réemploi. Son origine soulève plusieurs hypothèses que l’archéologie permettra peut-être d’éclaircir.

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