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Histoire de Bressuire

Le nom de Bressuire figure pour la première fois en 1029 , dans la donation consentie par le Vicomte de Thouars d’un bourg et de l’église qu’il avait fait édifier auprès du Château de Bressuire, au profit du Monastère de Saint-Cyprien de Poitiers. L’église de Saint-Cyprien auprès de l’actuelle route de Nantes et les maisons qui l’entourent, paraissent bien être le berceau de notre ville.

Son histoire se confond ensuite avec celle de ses premiers seigneurs : Les Beaumont- Bressuire. Ceux-ci vont posséder la baronnie de Bressuire du début du XIème siècle jusqu’à la fin du XVème siècle, et la ville connaîtra avec eux un intense développement.

A la fin du XIème siècle, vers 1090, l’église Notre-Dame, précédemment construite, est donnée à l’Abbaye de Saint-Jouin de Marnes. Bressuire est une cité drapière importante. Les marchands de Bressuire commercent avec la Bretagne, le Nord, l’Angoumois... De nombreux moulins sont construits ou reconstruits sur les bords du Dolo ou des rivières environnantes. La ville compte de nombreux tanneurs. L’enceinte de la ville est probablement achevée pendant cette période, au XIIIème siècle.

La guerre de Cent ans va porter un coût d’arrêt à ce développement. Le Poitou redevient possession anglaise, mais à la fin de l’année 1370, sous le règne de Charles V, le Connétable Du Guesclin s’empare de la ville après un furieux combat. La paix revenue, Bressuire panse ses plaies et les habitants obtiennent de leur seigneur de nouvelles concessions de terrains, preuve d’un renouveau de dynamisme. La ville connaît certainement sa plus belle époque avec Jacques de Beaumont qui fut l’un des confidents de Louis XI.

Cette période de prospérité s’arrête avec les guerres de Religion. La population ne va cesser de décroître jusqu’à la fin de l’Ancien régime. A la veille de la Révolution, elle compte à peine 3000 habitants.

C’est à Bressuire en août 1792, que se produit la première insurrection contre la République, écrasée au combat des Moulins de Cornet, le 24 Août. La répression et quelques mesures judicieuses empêchent le pays Bressuirais de prendre part dès le mois de mars au grand soulèvement Vendéen. Le 3 Mai 1793, Bressuire est prise par la grande Armée Catholique et Royale à la tête de laquelle, figurent parmi ses chefs, Henri de la Rochejacquelein et Lescure. Placée dans la zone insurgée, Bressuire sera occupée tantôt par les Blancs, tantôt par les Bleus, avant d’être complètement incendiée par la Colonne incendiaire de Grignon le 14 Mars 1794. Relevée peu à peu de ses ruines, Bressuire devient avec l’Empire, un centre administratif et judiciaire qu’il n’a pas cessé d’être depuis. Elle est également devenue un centre d’élevage et d’industries alimentaires.

Peu de monuments anciens ont survécu aux Guerres de Vendée : Il faut .flâner au hasard des rues pour apercevoir encore quelques vieux édifices témoins de l’Histoire de la ville, tels que : Le Château, l’église Notre-Dame, La Chapelle Saint-Cyprien.

Au lendemain des troubles, la ville se releva grâce au talent d’administrateurs zélés et prudents tels que DUPIN, Préfet et BARANTE, sous-préfet. Depuis lors, Bressuire n’a cessé de s’affirmer dans le domaine des échanges, du centre d’un pays de polyculture et d’élevage en constant progrès.

Dans le domaine des arts mineurs, Bressuire s’est illustrée avec les célèbres faïences de Saint-Porchaire, au décor italianisant (XVIème siècle) dont la renommée a dépassé les frontières du pays bressuirais qui, à l’ombre de ses haies vives, garde son caractère propre fait de réserve, de ténacité, de fidèle attachement à ses traditions.

Extrait d’un article de Raymond GARAND (1913 - 1993)

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