Le numéro 61 de la "Revue d’Histoire du Pays bressuirais" de l’année 2009 :
Voici un résumé succinct des articles :
Les captifs de l’An 40
Loïc Baufreton s’est attaché à suivre les pas des prisonniers français de la Deuxième Guerre mondiale pendant le long trajet qui les mena, pour beaucoup, jusqu’en Prusse orientale, en 1940. À travers le témoignage de René Rotureau, de Nueil-Les-Aubiers, c’est la vie, la peur, les désespoirs, parfois les moments heureux de toute une génération de jeunes hommes, longtemps coupés de leurs racines, qui ressurgit. Mémoire de vaincus, la mémoire des anciens prisonniers de la Deuxième Guerre mondiale, a souvent été occulté, y compris par ceux-là même qui la portaient. Aujourd’hui, au moment où les acteurs de cette tragédie disparaissent petit à petit, après leurs aînés de la Grande Guerre, il est temps de redonner la place qui revient à leurs témoignages.
Malheurs d’un faux-monnayeur à Courlay
Guy-Marie Lenne nous conte une autre destinée, complètement différente mais aussi tragique, celle de Joseph Beignon, modeste escroc, faux-monnayeur arrêté dans le bourg de Courlay en 1826. Dans la France de la Restauration, deux années après le couronnement de Charles X, la justice va faire son travail, d’une rigueur implacable, ne laissant aucun espoir au prévenu. En filigrane, la société bocaine se laisse deviner au détour de l’enquête judiciaire.
Jamblan, "Prince de Montmartre"
« Prince de Montmartre », voilà bien un titre qui a dû plaire à Jamblan. Dominique Lenne évoque la destinée étonnante de ce Bressuirais, né avec le siècle, révélé au public parisien pendant les Années Folles, avant de devenir l’amant de la célèbre Kiki de Montparnasse. Chansonnier, poète, « dribbleur de mots », il écrivit pour le gratin de la chanson française avant que l’Amérique ne s’emparât d’une de ses compositions.
Les champs de foire de Bressuire
Destinée d’une ville aussi qui, après avoir été reconnue dans toute la France pour ses foires aux bovins, les a vues disparaître irrémédiablement, sacrifiées sur l’autel de la concurrence et de la modernisation de l’agriculture. Roger Grassin nous en retrace l’histoire, depuis le début du XIXe siècle, alors qu’elles animaient Bressuire. Et même si l’époque de ces grandes foires est révolue, il n’en reste pas moins que l’élevage continue d’alimenter les abattoirs de la ville. En 2010, en collaboration avec les Archives municipales, une exposition et un numéro spécial de la revue seront consacrés à cette activité, longtemps moteur essentiel de l’économie locale.
Charles Herbert, Sous-préfet de Bressuire
Aujourd’hui, le nom de Charles Herbert, Sous-préfet de l’arrondissement Nord Deux-Sèvres de 1971 à 1978, ne dit plus grand chose aux Bressuirais. Il avait pourtant acquis une certaine popularité, que Claude Boutet nous rappelle dans un texte et une « fable » qu’il avait composée au moment du départ de ce commis de l’Etat.
Pour la première fois, la Revue d’Histoire du Pays bressuirais publie un article sur la guerre d’Algérie. Presque un demi-siècle s’est écoulé depuis le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et les jeunes appelés du contingent d’alors ont vieilli. Le temps de la transmission de la mémoire est venu.
Lire la suite...L’exposition" Bressuire, cité de la viande", illustrée par les articles de la précédente revue N°62 ont parfaitement montré le lien très fort qui existait entre la ville et son bocage. Jusqu’à une époque très récente d’ailleurs, Bressuire est restée cette petite ville rurale que le bocage alentour alimentait chaque semaine, notamment lors des foires et marchés. C’est ce passé qu’illustrent les deux premiers articles de cette revue.
Lire la suite...Histoire et Patrimoine du Bressuirais propose à ses lecteurs une revue entièrement consacrée aux différents abattoirs qui se sont succédé à Bressuire depuis bientôt deux siècles. Notre cité mérite amplement le titre placé en exergue de la couverture de la revue : « Bressuire, cité de la viande. »
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